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Lenacapavir semestriel en PrEP : dose, tests, résistance

Seringue à aiguille fine prête pour l'injection, sur fond sombre
Sommaire
  1. Pourquoi il s'agit d'un scénario de raisonnement
  2. Pourquoi la PrEP orale échoue chez tant de personnes
  3. Comment agit le lénacapavir
  4. Situation réglementaire : FDA, EMA et OMS
  5. Ce qu'ont montré les études PURPOSE
  6. De la première dose au retour à six mois
  7. Comment NEXO aide à entraîner ce raisonnement
  8. Questions fréquentes
  9. Checklist finale
  10. Références

Une femme de 24 ans revient au service de santé pour redemander la prophylaxie pré-exposition au VIH, la PrEP. Elle a déjà pris les comprimés quotidiens pendant quelques mois, mais elle a arrêté : elle oubliait des doses, elle avait peur que sa famille voie les flacons et elle trouvait difficile de tenir la routine. Son partenaire actuel n'a jamais fait de test VIH, et elle ne connaît pas son statut. Elle a lu qu'il existe une injection administrée deux fois par an et demande si elle peut l'utiliser. La scène est fictive et a été écrite pour l'enseignement.

Ce texte utilise le tableau comme scénario de raisonnement clinique pour les étudiants et les professionnels de santé. Il porte sur le lénacapavir, un inhibiteur de la capside du VIH-1 approuvé comme PrEP en injection sous-cutanée tous les six mois. Le texte explique l'indication, la dose initiale, le test obligatoire avant chaque injection, le risque de résistance, les interactions et ce que les études ont montré. Il ne remplace ni le protocole de PrEP de votre pays ni la notice locale. Si vous jouez le cas du jour sur NEXO, vous reconnaîtrez le défi : décider avec des indices qui arrivent en séquence.

Points principaux

  • Le lénacapavir pour la PrEP (nom commercial Yeztugo aux États-Unis et Yeytuo dans l'Union européenne) est indiqué chez les adultes et les adolescents d'au moins 35 kg à risque d'infection sexuelle par le VIH-1.
  • L'initiation comporte deux injections sous-cutanées totalisant 927 mg plus 600 mg par voie orale au jour 1 et 600 mg par voie orale au jour 2 ; ensuite, 927 mg toutes les 26 semaines.
  • La notice américaine comporte un avertissement encadré : utiliser le produit chez une personne ayant un VIH-1 non diagnostiqué peut favoriser la résistance, c'est pourquoi un test négatif est exigé avant de commencer et avant chaque injection.
  • Dans les études PURPOSE, il y a eu zéro infection parmi 2134 jeunes femmes dans le groupe lénacapavir et une réduction de 89 pour cent du risque par rapport à la PrEP orale dans l'étude menée chez des hommes et des personnes de genre divers.
  • Les nodules au site d'injection sont très fréquents et peuvent durer des mois ; le lénacapavir est aussi un inhibiteur modéré du CYP3A, avec des interactions qui peuvent persister jusqu'à 9 mois après la dernière dose.
  • Les dates réglementaires de ce texte ont été vérifiées dans des sources primaires de la FDA, de l'EMA et de l'OMS le 24 octobre 2026.

Pourquoi il s'agit d'un scénario de raisonnement

La PrEP orale fonctionne très bien quand elle est prise, et c'est là son point faible. Beaucoup de personnes à risque élevé de VIH ont du mal à tenir un comprimé par jour, à cause de la stigmatisation, du manque d'intimité ou d'une routine instable. Une option administrée deux fois par an change la donne : l'observance dépend désormais de la présence à deux consultations, et non du souvenir quotidien. Mais l'injection impose d'autres exigences, et la principale est de s'assurer que la personne n'a pas le VIH avant chaque dose.

Le scénario est bon pour l'entraînement parce qu'il réunit trois décisions. La première concerne l'indication : qui en bénéficie et qui ne peut pas la recevoir. La deuxième concerne le diagnostic : exclure une infection récente que le test rapide ne détecte pas encore. La troisième concerne le suivi : que faire quand la personne retarde son injection, tombe enceinte ou commence un médicament qui interagit. L'article sur signes, symptômes et histoire aide à organiser le recueil des expositions et des symptômes, et l'article sur la prise de décision clinique rappelle que choisir le bon examen fait partie de la conduite.

Ce que la scène enseigne

La scène entraîne six habitudes. La première est de demander pourquoi la PrEP précédente a échoué, sans jugement. La deuxième est de rechercher des signes d'infection aiguë par le VIH avant de commencer. La troisième est de connaître le schéma d'initiation, avec injection et comprimés. La quatrième est de noter la date de la prochaine injection et la fenêtre autorisée. La cinquième est de revoir tous les médicaments en usage, y compris ceux que la personne achète sans ordonnance. La sixième est d'expliquer les nodules au site d'injection, pour qu'ils ne deviennent pas un motif d'abandon.

Ce qui n'est pas en jeu

Le texte ne discute pas l'usage du lénacapavir dans le traitement des personnes vivant déjà avec le VIH, qui a une autre notice et un autre schéma. Il ne compare pas non plus les coûts entre pays. L'article sur l'incertitude diagnostique aide à réfléchir à la période de fenêtre du test, qui est la principale source de doute dans cette scène.

Pourquoi la PrEP orale échoue chez tant de personnes

Une revue sur la PrEP injectable rappelle qu'une bonne observance initiale de la PrEP orale ne garantit pas la protection : il faut bien prendre le médicament et pendant assez longtemps pour couvrir les expositions (Pike et collaborateurs, 2023). En Afrique du Sud, le nombre de personnes ayant commencé la PrEP orale jusqu'en février 2023 a dépassé 790 000, plus de trois fois l'objectif national, mais la persistance est restée faible (Pike et collaborateurs, 2023). Une revue sur les adolescentes et les jeunes femmes en Afrique souligne la charge du comprimé quotidien comme l'un des principaux facteurs qui compliquent l'usage dans ce groupe (Owuor et collaborateurs, 2024).

La première génération de PrEP injectable

Avant le lénacapavir, le cabotégravir à action prolongée, administré tous les deux mois, s'est montré supérieur à la PrEP orale quotidienne pour réduire l'incidence du VIH dans deux grandes études (Landovitz et collaborateurs, 2023). Au cours de la première année après l'ouverture de l'étude menée auprès d'hommes et de femmes transgenres ayant des rapports sexuels avec des hommes, l'avantage de l'injection s'est maintenu (Landovitz et collaborateurs, 2023). Ces résultats ont ouvert la voie à l'idée que retirer l'observance quotidienne de l'équation réduit les infections.

Les obstacles à l'accès

Un article de recommandations de politique publique aux États-Unis énumère les obstacles à la PrEP injectable : autorisations préalables des assurances santé, manque de personnel et d'infrastructures dans les cliniques, et prix des produits (Marcus et collaborateurs, 2026). Les auteurs demandent aux fabricants de prendre en compte l'accès équitable au moment de fixer le prix (Marcus et collaborateurs, 2026). Pour la patiente de la scène, la question pratique est de savoir si le service dispose du produit et peut garantir le retour tous les six mois.

Application à la patiente

La patiente a arrêté la PrEP orale par oubli et par peur de l'exposition. Ce sont exactement les raisons qu'une option semestrielle cherche à résoudre. Le partenaire au statut inconnu maintient le risque, et elle a déjà clairement exprimé qu'elle veut se protéger. L'indication semble bonne, mais avant toute injection il faut répondre à la question la plus importante : a-t-elle le VIH aujourd'hui ?

Image en couleur de microscopie électronique montrant une surface cellulaire bleutée et de nombreuses petites particules jaunes
Microscopie électronique à balayage, colorisée, d'une cellule T humaine infectée par le VIH, avec des particules virales en jaune à la surface. La PrEP empêche le virus de s'installer après une exposition. Photo : NIAID, Wikimedia Commons, domaine public.

Comment agit le lénacapavir

La capside est l'enveloppe protéique qui entoure le matériel génétique du VIH à l'intérieur de la particule virale. Une revue sur la découverte du lénacapavir explique que la protéine de capside remplit plusieurs fonctions essentielles dans le cycle du virus : elle participe au transport jusqu'au noyau de la cellule, à la transcription inverse et à l'intégration de l'ADN viral au génome de la cellule (Canales et collaborateurs, 2025). En se liant à la capside, le lénacapavir perturbe plusieurs étapes à la fois (Canales et collaborateurs, 2025).

Pourquoi une injection tous les six mois suffit

Après l'injection sous-cutanée, le lénacapavir forme un dépôt et est libéré lentement. La notice américaine indique que le médicament peut rester dans le sang pendant 12 mois ou plus après la dernière injection (notice américaine du Yeztugo, 6/2025). Par voie orale, la demi-vie est de 10 à 12 jours, ce qui permet d'utiliser des comprimés hebdomadaires lorsque l'injection ne peut pas être administrée (Ogbuagu et collaborateurs, 2025).

Une nouvelle classe

Une revue publiée après l'approbation américaine décrit le lénacapavir comme le premier inhibiteur de la capside approuvé pour la PrEP (Sanaullah et collaborateurs, 2025). Comme il appartient à une autre classe, il ne partage pas de résistance croisée avec les inhibiteurs de la transcriptase inverse utilisés dans la PrEP orale. En revanche, si la personne a déjà le VIH et ne reçoit que le lénacapavir, le virus est exposé à un seul médicament, situation qui favorise les mutations de résistance (van Zyl et collaborateurs, 2025).

Ce que la notice dit sur le cœur, les reins et le foie

La notice américaine ne décrit pas d'effet cliniquement pertinent sur l'intervalle QT (notice américaine du Yeztugo, 6/2025). Elle ne demande pas d'ajustement de dose pour une clairance de la créatinine de 15 mL/min ou plus, ni pour une insuffisance hépatique légère ou modérée, Child-Pugh A ou B (notice américaine du Yeztugo, 6/2025). En dehors de ces plages, les données sont limitées, et la notice doit être lue avant de décider.

Situation réglementaire : FDA, EMA et OMS

États-Unis. La FDA a approuvé Yeztugo le 18 juin 2025, par la NDA 220018, avec un examen prioritaire (Drugs@FDA, NDA 220018). Le 24 octobre 2026, la page Drugs@FDA ne liste que l'approbation initiale, sans suppléments, et la notice consultée date de juin 2025 (Drugs@FDA, NDA 220018) (notice américaine de Yeztugo, 6/2025). L'indication est la PrEP pour réduire le risque d'infection par le VIH-1 acquise par voie sexuelle chez les adultes et les adolescents de 35 kg au moins (notice américaine de Yeztugo, 6/2025). Le lénacapavir bénéficiait déjà d'une approbation américaine depuis 2022 sous un autre nom commercial, pour le traitement, et c'est la date de la première approbation qui figure dans la notice (notice américaine de Yeztugo, 6/2025).

Union européenne. Le comité de l'EMA a adopté un avis positif pour Yeytuo le 24 juillet 2025, et l'autorisation de mise sur le marché a été délivrée le 25 août 2025 (EMA, Yeytuo). La page de l'EMA a été mise à jour pour la dernière fois le 22 septembre 2026 (EMA, Yeytuo). La rédaction européenne de l'indication et des recommandations peut différer de l'américaine, il vaut donc mieux lire le résumé des caractéristiques du produit avant de l'utiliser.

OMS. Le 14 juillet 2025, l'OMS a publié une directive qui recommande de proposer le lénacapavir injectable à action prolongée comme option supplémentaire de prévention, dans le cadre de la prévention combinée (directive de l'OMS, 14/7/2025). La même directive recommande de recourir à des tests rapides du VIH pour les personnes qui commencent ou poursuivent une PrEP injectable, avec des approches de dépistage souples pour que le test ne devienne pas un obstacle (directive de l'OMS, 14/7/2025).

CDC. En 2025, le groupe de travail PrEP du CDC a fortement recommandé l'injection de lénacapavir tous les six mois comme option de PrEP pour les personnes de 35 kg au moins qui bénéficieraient de la prophylaxie, sur la base de données de certitude élevée (Patel et collaborateurs, 2025).

Autres pays. Ce texte ne décrit pas l'enregistrement dans d'autres pays. La disponibilité dépend de l'agence et du programme de prévention locaux.

Ce qu'ont montré les études PURPOSE

Deux études de phase 3 ont soutenu l'approbation. Les chiffres suivants sont ceux de la notice américaine, et les articles originaux ont été publiés en 2024.

PURPOSE 1 : jeunes femmes

L'étude PURPOSE 1 a inclus des femmes cisgenres de 16 à 25 ans en Afrique du Sud et en Ouganda (notice américaine de Yeztugo, 6/2025). Il y a eu 2134 participantes dans le groupe lénacapavir, 2136 dans le groupe emtricitabine avec ténofovir alafénamide et 1068 dans le groupe emtricitabine avec ténofovir disoproxil (notice américaine de Yeztugo, 6/2025). L'âge médian était de 21 ans (notice américaine de Yeztugo, 6/2025). Il y a eu zéro infection par le VIH-1 dans le groupe lénacapavir sur 1939 personnes-années, contre 16 infections sur 949 personnes-années dans le groupe ténofovir disoproxil, soit une incidence de 1,69 pour 100 personnes-années (notice américaine de Yeztugo, 6/2025). La notice décrit cela comme une réduction de 100 pour cent du risque par rapport à la PrEP orale (notice américaine de Yeztugo, 6/2025).

PURPOSE 2 : hommes et personnes de genre divers

L'étude PURPOSE 2 a inclus des hommes cisgenres, des personnes transgenres et des personnes non binaires de 16 ans ou plus, en Argentine, au Brésil, au Mexique, au Pérou, en Afrique du Sud, en Thaïlande et aux États-Unis (notice américaine de Yeztugo, 6/2025). Il y a eu 2179 participants dans le groupe lénacapavir et 1086 dans le groupe ténofovir disoproxil (notice américaine de Yeztugo, 6/2025). L'âge médian était de 29 ans, et 22 pour cent se sont identifiés comme personnes de genre divers (notice américaine de Yeztugo, 6/2025). Il y a eu 2 infections dans le groupe lénacapavir, avec une incidence de 0,1 pour 100 personnes-années, contre 9 infections et une incidence de 0,93 dans le groupe oral, soit une réduction de 89 pour cent du risque (notice américaine de Yeztugo, 6/2025).

Le tableau résume les deux études, selon la notice américaine.

ÉtudePopulationInfections avec lénacapavirInfections avec PrEP orale (ténofovir disoproxil)Source
PURPOSE 1Femmes cisgenres de 16 à 25 ans, Afrique du Sud et Ouganda0 sur 1939 personnes-années16 sur 949 personnes-années (1,69 pour 100)(notice américaine de Yeztugo, 6/2025)
PURPOSE 2Hommes cisgenres et personnes de genre divers de 16 ans ou plus, sept pays2 sur 1938 personnes-années (0,1 pour 100)9 sur 967 personnes-années (0,93 pour 100)(notice américaine de Yeztugo, 6/2025)

Les infections qui se sont produites

Une analyse de résistance des deux études a montré que, dans PURPOSE 2, les deux participants du groupe lenacapavir qui ont contracté le VIH ont développé la substitution N74D dans la capside (Cox et collaborateurs, 2026). Dans PURPOSE 1, sept participants avaient déjà un VIH non reconnu au début (Cox et collaborateurs, 2026). Un commentaire sur la résistance rappelle que la N74D isolée est apparue dans ces deux infections de PURPOSE 2 (van Zyl et collaborateurs, 2025). Cela montre, avec de petits nombres, pourquoi le test avant chaque injection est la règle centrale.

Événements indésirables au site d'injection

Dans la notice américaine, les nodules au site d'injection sont apparus chez 64 pour cent des participantes, avec une durée médiane de 350 jours et un diamètre maximal médian de 3,0 cm (notice américaine du Yeztugo, 6/2025). La douleur locale a été rapportée chez 31 pour cent (notice américaine du Yeztugo, 6/2025). Dans PURPOSE 2, les réactions au site d'injection sont survenues chez 83 pour cent du groupe lenacapavir et chez 69 pour cent du groupe ayant reçu une injection de placebo (notice américaine du Yeztugo, 6/2025). Les réactions indésirables courantes, outre les réactions locales, ont été les maux de tête et les nausées (notice américaine du Yeztugo, 6/2025). Une injection par erreur dans la peau, par voie intradermique, peut causer une nécrose ou une ulcération, et la technique correcte d'application sous-cutanée fait partie de la formation de l'équipe (notice américaine du Yeztugo, 6/2025).

De la première dose au retour à six mois

Pour la patiente, la séquence commence par le test. La notice américaine contre-indique le produit chez les personnes VIH-1 positives ou de statut inconnu, et demande un test négatif avant la première dose et avant chaque injection (notice américaine du Yeztugo, 6/2025). En cas d'exposition récente ou de symptômes compatibles avec une infection aiguë, comme de la fièvre, de la fatigue, des douleurs musculaires ou des taches sur la peau, la notice demande de confirmer le statut avec un test approuvé pour le diagnostic d'une infection aiguë ou récente (notice américaine du Yeztugo, 6/2025). La recommandation du CDC décrit l'usage de tests antigène et anticorps dans les études, avec un test ARN pour les personnes ayant contracté une infection (Patel et collaborateurs, 2025).

Le schéma d'initiation

Le jour 1, la patiente reçoit 927 mg par voie sous-cutanée, en deux injections de 1,5 mL, et prend 600 mg par voie orale, en deux comprimés de 300 mg (notice américaine du Yeztugo, 6/2025). Le jour 2, elle prend encore 600 mg par voie orale (notice américaine du Yeztugo, 6/2025). Ensuite, elle reçoit 927 mg par voie sous-cutanée toutes les 26 semaines, avec une tolérance de 2 semaines en plus ou en moins à partir de la date de la dernière injection (notice américaine du Yeztugo, 6/2025). Dans les études, la plupart des injections ont été faites dans l'abdomen, en deux sites (notice américaine du Yeztugo, 6/2025).

Si l'injection est retardée

Si la prochaine injection ne peut pas être faite dans la fenêtre prévue, la notice permet des comprimés de 300 mg une fois tous les 7 jours, pendant jusqu'à 6 mois, jusqu'à ce que l'injection soit possible (notice américaine du Yeztugo, 6/2025). Une étude chez des personnes vivant déjà avec le VIH a montré que ce relais oral hebdomadaire a maintenu les niveaux du médicament et la suppression virale lorsque l'injection ne pouvait pas être faite (Ogbuagu et collaborateurs, 2025). Si plus de 28 semaines se sont écoulées depuis la dernière injection sans les comprimés, il faut reprendre le schéma d'initiation, après un nouveau test négatif (notice américaine du Yeztugo, 6/2025).

Interactions

Avant de commencer, la liste des médicaments doit être revue. La notice demande des doses supplémentaires lorsque la personne commence un inducteur fort ou modéré du CYP3A et ne recommande pas l'usage avec des médicaments qui inhibent à la fois la glycoprotéine P, l'UGT1A1 et fortement le CYP3A (notice américaine du Yeztugo, 6/2025). Le lenacapavir lui-même est un inhibiteur modéré du CYP3A et peut augmenter le niveau d'autres médicaments pendant jusqu'à 9 mois après la dernière injection (notice américaine du Yeztugo, 6/2025). Le post sur le raisonnement clinique interprofessionnel montre comment la pharmacie aide dans cette revue.

Grossesse et allaitement

La patiente a 24 ans et peut tomber enceinte pendant l'utilisation. La notice américaine indique que, dans PURPOSE 1, aucun risque associé au médicament n'a été identifié chez les grossesses exposées (notice américaine du Yeztugo, 6/2025). Chez les femmes enceintes de l'étude, les injections ont été faites dans la cuisse, une de chaque côté (notice américaine du Yeztugo, 6/2025). Le lénacapavir passe dans le lait, avec un rapport entre le plasma du bébé et celui de la mère d'environ 0,06 (notice américaine du Yeztugo, 6/2025). La recommandation de l'OMS comporte une annexe sur les résultats de l'administration pendant la grossesse (recommandation de l'OMS, 14/7/2025).

La conversation sur la traîne

Comme le médicament reste dans l'organisme pendant de nombreux mois, celui qui décide d'arrêter doit savoir qu'il y aura une longue période de taux bas et décroissants (notice américaine du Yeztugo, 6/2025). Si la personne contracte le VIH pendant cette période, le risque de résistance augmente (van Zyl et collaborateurs, 2025). C'est pourquoi la notice recommande d'envisager une autre forme de PrEP si la personne arrête et reste à risque (notice américaine du Yeztugo, 6/2025). Le post sur la pause diagnostique rappelle de revoir le plan avant de clore le suivi.

  • Test VIH négatif avant la première injection et avant chaque injection.
  • Des symptômes d'infection aiguë ou une exposition récente demandent un test pour une infection aiguë ou récente.
  • Jour 1 : 927 mg par voie sous-cutanée plus 600 mg par voie orale ; jour 2 : 600 mg par voie orale.
  • Entretien : 927 mg par voie sous-cutanée toutes les 26 semaines, avec une tolérance de 2 semaines.
  • Retard : 300 mg par voie orale tous les 7 jours, pendant jusqu'à 6 mois ; plus de 28 semaines sans couverture demande de recommencer.
  • Revue des interactions au début et à chaque nouveau médicament, en rappelant l'effet jusqu'à 9 mois.

Source de la liste : (notice américaine du Yeztugo, 6/2025).

Image en noir et blanc de microscopie électronique montrant des particules virales rondes bourgeonnant d'une surface cellulaire
Microscopie électronique à transmission de particules de VIH bourgeonnant d'une cellule. La capside, cible du lénacapavir, est la structure interne qui entoure le matériel génétique du virus. Photo : C. Goldsmith, CDC, Wikimedia Commons, domaine public.

Comment NEXO aide à entraîner ce raisonnement

Dans NEXO, le cas du jour est fictif, avec une présentation clinique réelle et jusqu'à six indices progressifs, et vous proposez le diagnostic en cherchant le code dans la CIM-10. La PrEP semestrielle est un bon exercice parce qu'une fièvre récente, une date d'injection ou un nouveau médicament changent la conduite. Le post sur l'apprentissage fondé sur des cas cliniques explique pourquoi ce format ancre les connaissances, et le post sur le diagnostic différentiel aide à penser au syndrome fébrile qui peut être une infection aiguë par le VIH.

Trois exercices avec des cas

Changez les symptômes. Dites quoi faire si la patiente rapportait une fièvre et un mal de gorge depuis une semaine.

Changez la date. Dites quoi faire si elle revenait 30 semaines après la dernière injection, sans avoir pris de comprimés.

Changez les médicaments. Dites quoi vérifier si elle devait commencer un traitement de la tuberculose par rifampicine.

Le post sur la simulation de consultation aide à entraîner l'explication sur les nodules et le retour.

Les limites d'utilisation du jeu sont décrites sur la page Économie de NEXO. Si vous faites de la recherche sur l'enseignement du raisonnement clinique, la page pour les Researcher explique comment prendre contact. Les professionnels qui écrivent ou révisent des cas trouvent des informations dans Curator et dans Creators, et les institutions peuvent découvrir la proposition sur la page pour les partenariats.

Questions fréquentes

Faut-il un test avant chaque injection ?

Oui. La notice américaine exige un test VIH-1 négatif avant de commencer et avant chaque injection (notice américaine du Yeztugo, 6/2025).

Quel est l'intervalle entre les injections ?

26 semaines, avec une tolérance de 2 semaines en plus ou en moins (notice américaine du Yeztugo, 6/2025).

Et si je ne peux pas revenir à la date prévue ?

La notice permet 300 mg par voie orale une fois tous les 7 jours, pendant jusqu'à 6 mois (notice américaine du Yeztugo, 6/2025).

Le nodule sur le ventre est-il normal ?

Les nodules sont très fréquents et durent souvent des mois ; dans la notice, la durée médiane était de 350 jours (notice américaine du Yeztugo, 6/2025).

Peut-il être utilisé pendant la grossesse ?

Dans PURPOSE 1, aucun risque associé au médicament n'a été identifié chez les grossesses exposées (notice américaine du Yeztugo, 6/2025). La décision doit suivre le protocole local.

Checklist finale

  • J'ai demandé pourquoi la PrEP précédente avait échoué, sans jugement.
  • J'ai recherché des symptômes d'infection aiguë et des expositions récentes.
  • J'ai confirmé un test VIH-1 négatif avant l'injection.
  • J'ai vérifié un poids d'au moins 35 kg.
  • J'ai passé en revue les médicaments en cours, y compris les inducteurs et les inhibiteurs du CYP3A.
  • J'ai expliqué les nodules et la douleur au site d'injection.
  • J'ai fixé la prochaine injection à 26 semaines et expliqué la fenêtre de 2 semaines.
  • J'ai convenu de ce qu'il faut faire en cas de retard, de grossesse ou de souhait d'arrêter.

Vous voulez vous entraîner au raisonnement avec des indices progressifs ? Jouez le cas du jour.

Références

  1. Canales E, Tse W, Schroeder SD, et al. Discovery of Lenacapavir: First-in-Class Twice-Yearly Capsid Inhibitor for HIV-1 Treatment and Pre-exposure Prophylaxis. J Med Chem. 2025. PMID 41032707.
  2. Cox S, Andreatta K, Hendricks MR, et al. Resistance Analyses of Lenacapavir, Emtricitabine/Tenofovir Alafenamide and Emtricitabine/Tenofovir Disoproxil Fumarate in the PURPOSE 1 and 2 Studies. J Infect Dis. 2026. PMID 41130593.
  3. European Medicines Agency. Yeytuo | European Medicines Agency (EMA). Avis rendu le 24/07/2025 ; autorisation délivrée le 25/08/2025. Consulté le 24/10/2026. Source officielle.
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  6. Marcus JL, Weddle A, Kelley CF, et al. Policy Recommendations to Support Equitable Access to Long-Acting Injectables for HIV Prevention and Treatment: A Policy Paper of the Infectious Diseases Society of America and the HIV Medicine Association. Clin Infect Dis. 2026. PMID 39873495.
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  9. Patel RR, Hoover KW, Lale A, et al. Clinical Recommendation for the Use of Injectable Lenacapavir as HIV Preexposure Prophylaxis - United States, 2025. MMWR Morb Mortal Wkly Rep. 2025. PMID 40966169.
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